Vos portefeuilles en bref-D-Wave Quantum
D-Wave Quantum est une entreprise spécialisée dans le calcul quantique, une technologie encore jeune, mais qui pourrait transformer certains segments de l’économie au cours des prochaines années. Contrairement à une société technologique mature que l’on évalue principalement sur ses
profits actuels, D-Wave représente davantage une exposition à une tendance de fond : la commercialisation graduelle du calcul quantique.
Le calcul quantique vise à résoudre des problèmes très complexes que les ordinateurs traditionnels traitent difficilement, notamment en optimisation, en logistique, en matériaux, en finance, en défense, en cybersécurité et en intelligence artificielle. Le marché demeure encore à un stade précoce, mais son potentiel attire de plus en plus l’attention des gouvernements, des grandes entreprises technologiques et des investisseurs institutionnels.
D-Wave se distingue dans cet univers parce qu’elle n’est pas seulement une entreprise de recherche. Elle génère déjà des revenus, vend des systèmes quantiques, offre un accès infonuagique à sa technologie et travaille avec des clients commerciaux, gouvernementaux et institutionnels. L’entreprise mise sur une approche à deux plateformes, combinant le quantum « annealing » et les systèmes « gate-model », ce qui pourrait lui permettre de répondre à différents types de problèmes à mesure que le marché évolue.
Les faits saillants en 2025-2026
• Croissance des revenus. En 2025, D-Wave a généré 24,6 M$ US de revenus, en hausse de 179 % par rapport à l’année précédente. La société a aussi affiché une marge brute GAAP de 82,6 %, ce qui démontre que les revenus reconnus peuvent générer une rentabilité brute intéressante, même si l’entreprise demeure loin de la rentabilité nette.
• Carnet de commandes en amélioration. Les réservations commerciales du quatrième trimestre 2025 ont atteint 13,4 M$ US, en forte hausse par rapport au trimestre précédent. Après la fin de l’exercice, D-Wave avait déjà annoncé plus de 32,8 M$ US de nouvelles réservations en 2026, incluant une vente de système de 20 M$ US à Florida Atlantic University et une entente infonuagique de 10 M$ US sur deux ans avec une entreprise du Fortune 100.
• Clientèle plus diversifiée. En 2025, D-Wave a reconnu des revenus provenant de plus de 135 clients individuels, dont plus de 70 entreprises commerciales et plus de deux douzaines de sociétés du Forbes Global 2000. C’est un élément important à surveiller, car le véritable test pour le secteur quantique sera la capacité de convertir les projets pilotes en contrats récurrents et en revenus plus prévisibles.
• Bilan renforcé. L’entreprise a terminé 2025 avec 884,5 M$ US en liquidités et placements négociables, un niveau record pour D-Wave. Pour une société qui investit encore massivement en recherche, en développement de produits et en commercialisation, cette position financière lui donne du temps pour exécuter sa stratégie.
• Avancée technologique. L’acquisition de Quantum Circuits ajoute à D-Wave une expertise dans les systèmes quantiques gate-model à correction d’erreurs. Cette transaction élargit sa plateforme technologique et pourrait lui permettre de s’adresser, à plus long terme, à un marché plus vaste que celui de l’optimisation quantique seulement.
• Performance boursière. Sur le plan boursier, D-Wave demeure un titre extrêmement volatil. Malgré un recul d’environ 26 % depuis le début de 2026, le titre affiche encore une progression de plus de 160 % sur un an. Il a aussi fortement rebondi depuis le début d’avril, avec une hausse de plus de 40 %, avant de subir des prises de bénéfices lors des dernières séances. Cette performance illustre bien la nature du titre : un dossier d’innovation à fort potentiel, mais dont les mouvements peuvent être très marqués à court terme.
Pourquoi est-ce une action à surveiller
D-Wave est un titre à considérer sous un angle de long terme. Le potentiel ne repose pas sur les résultats du prochain trimestre, mais plutôt sur la possibilité que le calcul quantique devienne, avec le temps, une nouvelle couche essentielle de l’infrastructure technologique mondiale.
Aujourd’hui, les applications commerciales du quantique sont encore limitées. Toutefois, plusieurs industries commencent à explorer cette technologie pour résoudre des problèmes d’optimisation complexes, améliorer certains modèles de simulation, accélérer la recherche scientifique ou appuyer des systèmes d’intelligence artificielle plus avancés. Si ces applications passent du stade expérimental au stade opérationnel, les entreprises capables d’offrir des solutions concrètes pourraient profiter d’un marché en forte expansion.
L’intérêt de D-Wave est qu’elle tente déjà de faire ce pont entre la recherche et l’utilisation commerciale. Ses ventes de systèmes, ses contrats infonuagiques, son portefeuille de clients et ses cas d’utilisation démontrent que la société ne mise pas uniquement sur une promesse future. Elle cherche à créer une adoption réelle dès maintenant, tout en développant les technologies nécessaires pour élargir son marché au cours des prochaines années.
Pour les portefeuilles, ce type de titre doit être abordé avec discipline. D-Wave n’est pas une position défensive ni une entreprise mature. C’est un titre d’innovation, sensible aux attentes de croissance, aux mouvements de taux d’intérêt, à la volatilité des titres technologiques et au niveau d’appétit des investisseurs pour les thèmes émergents. La patience est donc essentielle.
Les risques à garder en tête
Le principal risque demeure la rentabilité. D-Wave a affiché une perte nette de 355,1 M$ US en 2025. Même si une partie importante de cette perte est liée à des éléments non monétaires, l’entreprise continue d’investir fortement et devra prouver qu’elle peut transformer ses réservations et ses projets clients en revenus plus importants et plus récurrents.
La valorisation est aussi un élément à surveiller. Comme plusieurs titres liés aux technologies de rupture, le marché valorise D-Wave davantage sur son potentiel futur que sur ses bénéfices actuels. Cela peut entraîner des mouvements importants du titre, autant à la hausse qu’à la baisse, selon les nouvelles commerciales, les annonces technologiques ou les changements de sentiment envers le secteur.
Enfin, le calendrier d’adoption du calcul quantique demeure incertain. Le potentiel est considérable, mais il pourrait prendre plusieurs années avant que cette technologie devienne largement utilisée par les entreprises. Le succès de D-Wave dépendra donc de sa capacité à maintenir son avance technologique, à gagner la confiance de grands clients et à démontrer une valeur économique mesurable.
Conclusion
D-Wave Quantum représente une exposition directe à l’un des thèmes technologiques les plus prometteurs, mais aussi les plus spéculatifs des prochaines années. Le calcul quantique n’en est qu’à ses débuts, mais il pourrait éventuellement jouer un rôle important dans l’optimisation, la défense, la finance, les matériaux, la cybersécurité et l’intelligence artificielle.
Ce qui rend D-Wave intéressante, c’est qu’elle ne se limite pas à une vision théorique. L’entreprise génère déjà des revenus, possède une base de clients en croissance, détient une position de liquidité importante et poursuit une stratégie technologique plus large grâce à son approche à deux plateformes.
La performance récente du titre rappelle toutefois l’importance d’une approche disciplinée. D-Wave a fortement progressé sur un an, mais demeure en baisse depuis le début de 2026, ce qui illustre la volatilité naturelle des titres liés aux technologies émergentes. Ce type de placement demande donc une vision à long terme, une tolérance aux fluctuations et une analyse rigoureuse des progrès commerciaux.
Bref, nous voyons D-Wave comme un titre d’innovation à horizon pluriannuel. Le potentiel à long terme est important, mais il doit être accompagné d’une gestion rigoureuse du risque. Ce n’est pas un titre que l’on achète pour ses bénéfices actuels, mais plutôt un titre à surveiller pour ce qu’il pourrait devenir si le calcul quantique passe graduellement de l’expérimentation à l’adoption commerciale réelle.
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Les marchés en bref
Lundi
Dow Jones : -0,01 % à 49 442,56
S&P 500 : -0,24 % à 7 109,14
Nasdaq : -0,26 % à 24 404,39
S&P/TSX : +0,04 % à 34 360,03
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Dollar canadien
Le dollar canadien s’est établi à 73,21 ¢ US, en légère hausse sur la séance. Le huard a mieux résisté que prévu dans un contexte de prudence sur les marchés, appuyé par la tenue du marché canadien et par le rebond des ressources.
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La séance de lundi a marqué une pause après la forte poussée des derniers jours. Le marché a été ramené à une posture plus prudente par la remontée des tensions entre les États-Unis et l’Iran, ce qui a replacé le pétrole au centre de la lecture macroéconomique. Tant que le dossier du détroit d’Ormuz demeure instable, les investisseurs restent plus hésitants à prolonger agressivement le rallye.
Le pétrole a vivement rebondi, avec un WTI en hausse de 6,87 % à 89,61 $ US et un Brent en progression de 5,64 % à 95,48 $ US. Ce revirement rapide après le repli de vendredi rappelle à quel point les marchés restent sensibles à tout risque touchant l’approvisionnement énergétique mondial. Quand le brut remonte ainsi, les craintes inflationnistes refont rapidement surface et compliquent la lecture sur les taux.
Du côté obligataire, le rendement du 10 ans américain est resté autour de 4,26 % à 4,27 %, un niveau qui continue de freiner l’expansion des multiples, surtout dans les titres de croissance. Il ne s’agit pas d’un signal de panique, mais plutôt d’un rappel que le marché doit encore composer avec des taux élevés dans un environnement géopolitique fragile.
Malgré le léger recul du S&P 500 et du Nasdaq, le ton de la séance est demeuré relativement ordonné. Le Russell 2000 a même encore progressé, ce qui montre que l’appétit pour le risque n’a pas disparu, mais qu’il devient plus sélectif. En d’autres mots, la séance a davantage ressemblé à une respiration qu’à un renversement de tendance.
Au Canada, le TSX a mieux résisté grâce à sa plus forte exposition aux matières premières. Dans ce type d’environnement, le marché canadien bénéficie généralement d’un meilleur coussin lorsque l’énergie et les ressources reprennent de la vigueur.
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Les titres en bref
• Marvell Technology (MRVL) : +5,83 %—le titre a progressé après des informations voulant que la société discute avec Google pour le développement de nouvelles puces liées à l’intelligence artificielle.
• Stanley Black & Decker (SWK) : +5,30 % — le marché a bien accueilli le maintien des prévisions annuelles malgré les nouveaux droits de douane sur certains métaux
• USA Rare Earth : +13,18 % — forte hausse après l’annonce de l’acquisition de Serra Verde dans une transaction d’environ 2,8 G$ US.
• Broadcom (AVGO) : -1,70 % — léger repli dans un marché plus sélectif, malgré le maintien d’un fort intérêt envers la thématique IA.
• Transport aérien et croisières en baisse : les titres plus sensibles au coût du carburant ont subi de la pression avec la remontée rapide du pétrole.
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Performance sectorielle
Aux États-Unis, la séance a été plus sélective. Les segments de croissance ont été un peu plus prudents avec la remontée du pétrole et le maintien de rendements obligataires élevés, tandis que certains créneaux plus domestiques ont mieux tenu.
Au Canada, le TSX a encore profité de son exposition aux matières premières. Le rebond de l’énergie et la meilleure résilience des ressources ont permis au marché torontois de terminer légèrement dans le vert malgré la prudence observée à Wall Street.
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Mardi
Dow Jones : -0,59 % à 49 149,38
S&P 500 : -0,63 % à 7 064,01
Nasdaq : -0,59 % à 24 259,96
S&P/TSX : -1,61 % à 33 808,30.
Les marchés nord-américains ont commencé la journée sur de bonnes bases, mais le ton s’est détérioré graduellement à mesure que l’échéance du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran approchait.
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Dollar canadien
Le dollar canadien s’est établi à 73,24 ¢ US, en légère hausse par rapport à lundi. La progression est demeurée modeste dans un contexte où la remontée du pétrole soutenait le billet vert américain via les anticipations d’inflation et les rendements obligataires.
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Cette séance a été dominée par un retournement clair du sentiment de marché. Les indices américains avaient ouvert en hausse, mais l’optimisme s’est essoufflé au fil des heures à mesure que les investisseurs ont commencé à douter de la possibilité d’un accord rapide entre Washington et Téhéran. L’annulation du déplacement de J.D. Vance au Pakistan pour participer aux discussions a ajouté à la nervosité, puis le marché a terminé sur une note plus lourde avant l’échéance du cessez-le-feu prévue mercredi.
Le pétrole est redevenu le principal moteur macroéconomique de la séance. Après avoir brièvement reculé plus tôt dans la journée sur l’espoir d’une entente, le brut a inversé la tendance. Le WTI a terminé autour de 92,13 $ US, alors que le Brent a clôturé à 98,48 $ US, en hausse de 3,14 %. Du côté canadien, le brut pour livraison en juin s’est établi à 89,67 $ US, tandis que le Brent a oscillé de moins de 95 $ US à près de 100 $ US pendant la séance. Le message du marché reste le même : tant que le détroit d’Ormuz demeure au cœur des inquiétudes, le pétrole conserve une emprise directe sur la lecture des marchés.
Cette remontée du brut a ravivé les craintes inflationnistes. Quand l’énergie repart à la hausse, les investisseurs réévaluent immédiatement la possibilité que les banques centrales aient moins de marge pour assouplir rapidement leur posture. C’est ce qui a contribué à peser sur les indices, surtout après plusieurs séances de records récents. Mardi a donc ressemblé à une journée de réalignement du risque : le marché ne capitule pas, mais il devient beaucoup moins généreux sur les multiples lorsque l’environnement géopolitique menace de réaccélérer les prix de l’énergie.
Il faut aussi noter que le ton sectoriel a été plus faible en largeur. Huit des onze secteurs du S&P 500 ont terminé dans le rouge. Les services publics et l’immobilier ont mené les replis, alors que l’énergie, la technologie de l’information et la consommation discrétionnaire ont mieux résisté. Cette dispersion est importante : elle montre que la séance n’était pas un simple mouvement uniforme de baisse, mais plutôt une rotation où certains segments liés à la croissance ou au pétrole ont mieux tenu que les poches plus sensibles aux taux.
Au Canada, la baisse du TSX a été beaucoup plus marquée qu’aux États-Unis. Le repli des métaux de base et la faiblesse des métaux précieux ont lourdement pesé sur l’indice torontois. L’or a d’ailleurs chuté de 109,20 $ US à 4 719,60 $ US l’once, un mouvement significatif qui a ajouté de la pression sur le complexe des ressources. Autrement dit, mardi n’a pas seulement été une séance de prudence géopolitique : au Canada, elle a aussi pris la forme d’une vraie correction dans les segments des matières premières non énergétiques.
Un autre élément à surveiller a été la consommation américaine. Les ventes au détail de mars ont progressé de 1,7 %, au-dessus des attentes, mais une bonne part de cette vigueur venait des stations-service, avec une hausse de 15,5 % des recettes liée à la flambée des prix à la pompe. Ce n’est donc pas nécessairement un signal de demande plus forte au sens large ; c’est aussi le reflet d’un consommateur qui paie plus cher son énergie. Cette nuance est importante, parce qu’elle rappelle que la hausse du pétrole peut soutenir nominalement certaines données économiques tout en comprimant le pouvoir d’achat réel.
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Les titres en bref
• UnitedHealth (UNH) : +7,0 %—résultats du premier trimestre supérieurs aux attentes et relèvement des prévisions annuelles, ce qui a aidé à limiter les pertes du marché.
• Amazon (AMZN) : +0,7 % — le titre a progressé après l’annonce d’un accord élargi avec Anthropic, incluant un engagement de plus de 100 G$ US sur dix ans dans les technologies AWS.
• Apple (AAPL) : -2,5 % — le titre a pesé lourdement sur le S&P 500 après l’annonce du départ de Tim Cook comme chef de la direction à compter du 1er septembre, avec John Ternus appelé à lui succéder.
• Intel (INTC) : le titre a profité d’un relèvement de recommandation de HSBC, qui voit un potentiel additionnel du côté des processeurs serveurs et du redressement opérationnel.
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Performance sectorielle
Aux États-Unis, on a pu observer un marché en mode plus défensif, mais pas désorganisé. L’énergie a mieux tenu grâce au rebond du pétrole, tandis que la technologie de l’information a limité les dégâts. À l’inverse, les services publics, l’immobilier, les industrielles et les matériaux ont davantage subi la remontée du risque géopolitique et le repositionnement sur les taux.
Au Canada, la faiblesse a été plus prononcée. Le repli du secteur des métaux de base et la chute de l’or ont entraîné le TSX vers le bas, malgré un pétrole plus ferme. Cela a donné une séance nettement plus lourde à Toronto qu’à New York.
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Mercredi
Dow Jones : +0,69 % à 49 490,03
S&P 500 : +1,05 % à 7 137,90
Nasdaq : +1,64 % à 24 657,57
S&P/TSX : +0,43 %
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La séance a été marquée par un net retour de l’appétit pour le risque. Le principal catalyseur a été la prolongation du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, annoncée après la clôture de mardi. Le marché a interprété cette décision comme un signal que Washington voulait encore laisser une place à la diplomatie, ce qui a suffi pour apaiser les craintes immédiates d’une nouvelle escalade.
Ce qui ressort surtout, c’est que les investisseurs ont choisi de regarder au-delà du bruit géopolitique. Pourtant, la situation dans le détroit d’Ormuz restait loin d’être réglée et le pétrole demeurait élevé. En temps normal, un Brent au-dessus de 100 $ US et des tensions persistantes dans cette zone auraient freiné beaucoup plus clairement les indices. Mercredi, le marché a plutôt mis l’accent sur la possibilité qu’un accord finisse par se dessiner, même si rien n’était encore réglé sur le terrain.
La séance a aussi été portée par une saison des résultats qui continue d’être bien accueillie. Après deux journées plus hésitantes, les investisseurs cherchaient visiblement un prétexte pour revenir à l’achat, et les publications d’entreprises ont joué ce rôle. Le ton général a donc été beaucoup plus constructif, avec un retour marqué vers les titres de croissance et les grandes capitalisations américaines.
Sur le marché obligataire, le rendement du 10 ans américain a légèrement remonté vers 4,30 %, contre 4,29 % la veille. Ce détail est important, parce qu’il montre que la hausse des marchés ne s’explique pas par une détente généralisée des conditions financières. Le rebond de mercredi a surtout été un mouvement de confiance, alimenté par la perception d’un risque géopolitique un peu moins immédiat et par des résultats d’entreprises encore solides.
À Toronto, la progression a été plus modérée, mais tout de même positive. Le TSX a été soutenu par le secteur des métaux de base, ce qui a permis au marché canadien de participer lui aussi au rebond, même si l’élan a été moins fort qu’à Wall Street.
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Les titres en bref
• GE Vernova (GEV) : +13,75 % — forte hausse après un bond de 71 % des commandes au premier trimestre et un relèvement des prévisions annuelles, porté notamment par la demande liée aux centres de données.
• Boeing (BA) : +5,53 % — le constructeur a profité d’un rebond des livraisons d’avions commerciaux, avec des revenus trimestriels supérieurs aux attentes et une perte plus faible que prévu.
• United Airlines (UAL) : -5,58 % — la société a revu ses prévisions annuelles à la baisse en raison de la hausse du prix du carburant.
• Tesla (TSLA) : le titre montait d’environ 4 % dans les échanges hors séance après ses résultats trimestriels, même si la réaction laissait déjà entrevoir une lecture plus nuancée pour la séance suivante.
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Performance sectorielle
Aux États-Unis, la séance a été menée par la technologie et les titres de croissance, comme le montre la surperformance du Nasdaq, qui a inscrit un nouveau record de clôture. Les industrielles ont aussi bien contribué à la hausse avec des noms comme Boeing, tandis que l’infrastructure énergétique a été portée par GE Vernova.
Au Canada, la progression du TSX a été plus mesurée, mais constructive. Le marché torontois a été appuyé par les métaux de base, ce qui lui a permis de suivre le mouvement de reprise observé à Wall Street.
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Tesla : le marché veut maintenant plus que des promesses
Tesla a publié un trimestre correct sur papier, mais pas assez solide pour faire disparaître les doutes. Au premier trimestre de 2026, l’entreprise a affiché un bénéfice ajusté de 0,41 $ US par action, au-dessus des attentes, pour des revenus de 22,39 G$ US, légèrement sous le consensus. Le point central, c’est que le marché ne regarde plus seulement le bénéfice trimestriel. Il veut maintenant des preuves plus concrètes que la prochaine phase de croissance, liée à l’autonomie, aux robotaxis et à Optimus, est réellement en train de prendre forme.
C’est d’autant plus important que le titre sous-performe nettement en 2026. Avant les résultats, l’action reculait d’environ 14 % depuis le début de l’année, ce qui en faisait l’une des moins bonnes performances parmi les grandes capitalisations technologiques américaines. Cette faiblesse boursière reflète bien le scepticisme actuel. Tesla reste valorisée comme une entreprise technologique de rupture, alors que son activité principale repose encore largement sur la vente de véhicules électriques, un segment où la croissance est devenue beaucoup plus exigeante.
Les chiffres de livraisons rappellent justement cette pression. Tesla a livré 358 023 véhicules au premier trimestre, sous les attentes du marché, pendant que la concurrence continue de s’intensifier, surtout en Chine. Le groupe fait face à des rivaux plus agressifs sur les prix, plus rapides dans le renouvellement de leur gamme et parfois mieux positionnés sur certains marchés. Le fait que BYD ait dépassé Tesla dans les ventes mondiales de véhicules 100 % électriques en 2025 illustre bien que son leadership historique ne soit plus intouchable.
Il y a quand même des éléments plus encourageants. Tesla a amélioré sa marge brute automobile hors crédits réglementaires à 19,2 %, ce qui montre un meilleur contrôle des coûts et un certain soulagement sur les intrants. La direction continue aussi de pousser ses grands projets, notamment Cybercab, le camion Semi, l’usine Optimus et l’intelligence artificielle appliquée à ses plateformes.
Le défi, c’est que tout cela demande énormément de capital. Les dépenses en capital ont bondi à 2,49 G$ US au trimestre, et la société prévoit maintenant plus de 25 G$ US d’investissements cette année. En langage de marché, ça veut dire une chose simple : Tesla continue de miser gros sur l’avenir, mais les investisseurs veulent maintenant voir cet avenir apparaître plus clairement dans les résultats.
En bref, Tesla reste un titre unique, mais plus complexe qu’avant. Le potentiel demeure considérable si l’autonomie et la robotique deviennent de véritables moteurs d’affaires. D’ici là, le marché semble avoir changé de posture. Il ne suffit plus de raconter une grande histoire. Il faut maintenant démontrer que cette histoire peut réellement soutenir la valorisation.
________________________________________Jeudi
S&P/TSX : 33 912,93 (-0,12 %, -42,18 points)
Dow Jones : 49 310,32 (-0,36 %, -179,71 points)
S&P 500 : 7 108,40 (-0,41 %)
Nasdaq : 24 438,50 (-0,89 %)
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Évolution du dollar canadien
Le dollar canadien a légèrement reculé, s’échangeant à 73,06 cents US, comparativement à 73,20 cents US mercredi.
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La séance de jeudi a ramené un peu de prudence sur les marchés, après les records atteints la veille par le S&P 500 et le Nasdaq. Le recul est demeuré ordonné, mais il a montré que les investisseurs restent sensibles aux développements géopolitiques, surtout lorsqu’ils touchent directement le pétrole et le détroit d’Ormuz.
Le principal facteur de pression est venu du Moyen-Orient. Le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran tient toujours, mais l’incertitude autour du détroit d’Ormuz continue d’alimenter la volatilité du pétrole. Le Brent a terminé au-dessus de 105 $ US le baril, après avoir brièvement dépassé 107 $ US, tandis que le WTI a avancé à 95,85 $ US. Pour les marchés, un pétrole plus élevé veut dire un risque d’inflation plus persistant, des coûts plus lourds pour plusieurs entreprises et moins de marge de manœuvre pour les banques centrales.
Cette remontée du pétrole a aussi poussé le rendement du Trésor américain à 10 ans vers 4,32 %, contre 4,30 % la veille. Le mouvement n’est pas majeur, mais il survient après une forte remontée des titres de croissance. Dans ce contexte, les investisseurs ont profité de la nervosité liée au pétrole et de certains résultats plus mitigés pour prendre des profits.
Le secteur des logiciels a pesé lourdement sur le Nasdaq. Même lorsque les résultats étaient supérieurs aux attentes, les marchés ont été plus exigeants sur la qualité de la croissance, les perspectives et l’impact potentiel de l’intelligence artificielle sur les modèles d’affaires. La séance montre que les investisseurs ne récompensent plus automatiquement les entreprises qui dépassent les attentes : ils veulent aussi une trajectoire claire pour les prochains trimestres.
Du côté économique, les nouvelles demandes d’assurance-chômage ont atteint 214 000, un peu au-dessus des attentes, mais elles demeurent faibles par rapport aux normes historiques. Les données préliminaires de S&P Global ont aussi montré une activité meilleure que prévu, avec un indice manufacturier à 54,0 et un indice des services à 51,3.
En résumé, l’économie américaine continue de tenir le coup, mais le marché se retrouve entre deux forces. D’un côté, les résultats d’entreprises restent globalement corrects. De l’autre, la hausse du pétrole, la remontée des taux et l’incertitude géopolitique limitent l’appétit pour le risque, surtout après plusieurs séances solides.
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Les titres en bref
• Texas Instruments (TXN) : +19,43 % — forte hausse après des résultats supérieurs aux attentes et des prévisions de bénéfice nettement meilleures que prévu pour le trimestre en cours. Le titre a été le principal soutien du S&P 500.
• ServiceNow (NOW) : -17,75 % — lourde chute malgré des résultats globalement conformes aux attentes. Les investisseurs ont surtout retenu la croissance des revenus d’abonnement et les commentaires liés aux vents contraires au Moyen-Orient.
• IBM (IBM) : -8,25 % — repli marqué malgré des résultats meilleurs que prévu. Le maintien des prévisions annuelles a déçu les investisseurs, qui espéraient une révision à la hausse.
• Tesla (TSLA) : -3,56 % — baisse malgré des résultats supérieurs aux attentes. Le marché s’est plutôt attardé à la forte hausse prévue des dépenses en capital, notamment pour financer les usines liées aux robots et à d’autres nouveaux produits.
• Microsoft (MSFT) : environ -4 % — pression dans le secteur des logiciels, dans un contexte de prise de profits et de questionnements sur la capacité des grandes plateformes à maintenir leur rythme de croissance.
• Palantir (PLTR) : plus de -7 % — recul dans le sillage de la faiblesse des logiciels et des titres liés à l’IA, après leur fort rebond récent.
• Oracle (ORCL) : environ -6 % — baisse avec l’ensemble des logiciels d’entreprise, alors que les investisseurs réévaluent les valorisations après plusieurs séances positives.
• Adobe (ADBE) : -6,63 % — entraîné par la faiblesse du secteur logiciel, dans un marché plus sélectif envers les titres de croissance.
• American Airlines (AAL) : +2,4 %—hausse après des résultats meilleurs que prévu. La société a toutefois abaissé ses prévisions annuelles en raison de la hausse des coûts de carburant.
• Southwest Airlines (LUV) : -4,1 % — baisse après des résultats inférieurs aux attentes et une visibilité plus limitée dans un contexte de coûts énergétiques plus élevés.
• Penn Entertainment (PENN) : +16,86 % — forte progression après des résultats trimestriels supérieurs aux attentes, soutenus par la vigueur des casinos régionaux et du segment interactif.
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Performance sectorielle
Aux États-Unis, la pression est venue surtout de la technologie, particulièrement des logiciels. Les baisses de ServiceNow, IBM, Microsoft, Palantir, Oracle et Adobe ont pesé sur le Nasdaq. Le secteur demeure au cœur du rebond de 2026, mais la séance de jeudi rappelle que les valorisations élevées laissent peu de place à l’erreur lorsque les perspectives déçoivent.
L’énergie a mieux résisté grâce à la remontée du pétrole. Par contre, un brut plus cher reste un risque pour l’ensemble du marché, puisqu’il peut raviver les pressions inflationnistes et réduire le pouvoir d’achat des consommateurs.
Les compagnies aériennes ont évolué en ordre dispersé. American Airlines a progressé grâce à des résultats meilleurs que prévu, tandis que Southwest a reculé, pénalisée par des chiffres plus faibles et par la hausse des coûts de carburant.
Les semi-conducteurs ont été plus partagés. Texas Instruments a fortement bondi après ses résultats et ses perspectives, mais cette progression n’a pas suffi à compenser la faiblesse généralisée des logiciels.
Au Canada, le S&P/TSX a terminé légèrement en baisse. Le recul a été beaucoup plus modéré qu’au Nasdaq, ce qui reflète la composition plus défensive du marché canadien et son exposition aux ressources naturelles. La séance est demeurée prudente, mais sans véritable décrochage.
________________________________________Vendredi — séance en cours
Dow Jones : environ -0,4 %
S&P 500 : environ +0,3 %
Nasdaq : environ +0,8 %
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Les marchés américains évoluent de façon partagée ce matin. Le S&P 500 et le Nasdaq reprennent du terrain, soutenus par la force des semi-conducteurs, tandis que le Dow Jones recule légèrement. Après la baisse de jeudi, les investisseurs semblent vouloir revenir vers les titres technologiques de qualité, mais sans ignorer le risque géopolitique encore présent.
Le principal facteur de soutien vient de l’espoir d’une reprise des discussions entre les États-Unis et l’Iran. Le ministre iranien des Affaires étrangères doit se rendre au Pakistan, ce qui alimente l’idée que de nouvelles négociations pourraient avoir lieu. Cette possibilité a calmé un peu la pression sur le pétrole, même si les prix demeurent élevés. Le WTI se négocie toujours autour de 95 $ US le baril, tandis que le Brent reste au-dessus de 105 $ US.
Le marché reste donc dans un équilibre fragile. D’un côté, toute avancée diplomatique autour du détroit d’Ormuz pourrait réduire la pression sur le pétrole, calmer les craintes d’inflation et redonner un peu d’espace aux banques centrales. De l’autre, le conflit demeure loin d’être réglé, et les investisseurs savent qu’une nouvelle détérioration pourrait rapidement ramener la volatilité.
La technologie donne toutefois un appui important à la séance. Intel bondit fortement après des résultats meilleurs que prévu et des prévisions solides pour le trimestre en cours. Ce mouvement donne un nouvel élan au secteur des semi-conducteurs, déjà très fort cette semaine. Le fonds SOXX, qui suit les semi-conducteurs, se dirige vers un gain hebdomadaire d’environ 11 %, après avoir enchaîné plusieurs séances positives.
Le message du marché est assez clair : malgré les risques liés au pétrole et au Moyen-Orient, les investisseurs continuent de privilégier les secteurs où la croissance des bénéfices demeure visible, surtout dans les puces, l’IA et l’infrastructure technologique. Par contre, la progression est plus étroite qu’au début du rebond. Le leadership se concentre de plus en plus dans les semi-conducteurs, ce qui rend le marché plus dépendant d’un nombre limité de titres.
Sur le plan économique, les investisseurs surveillent aussi les prochaines données sur la confiance des consommateurs. Pour l’instant, le marché semble surtout réagir aux résultats d’entreprises et aux développements diplomatiques. La séance demeure constructive pour le Nasdaq, mais plus hésitante pour l’ensemble du marché.
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Conclusion de la semaine
La semaine se termine sur un marché plus solide qu’il n’y paraît. Les grands indices ont connu quelques prises de profits après avoir atteint de nouveaux sommets, mais le ton général demeure constructif. Les investisseurs restent prudents à cause du Moyen-Orient et du pétrole, mais ils ne quittent pas le marché. Ils se déplacent plutôt vers les secteurs où la croissance des bénéfices reste la plus visible, surtout les semi-conducteurs et l’infrastructure technologique.
Le pétrole a été le principal facteur de nervosité. Les tensions autour du détroit d’Ormuz ont ramené le Brent au-dessus de 100 $ US le baril, ce qui ravive les craintes d’inflation et complique le travail des banques centrales. Cependant, l’espoir d’une reprise des discussions entre Washington et Téhéran a permis de calmer un peu la pression en fin de semaine. Les marchés savent qu’un apaisement durable sur le front de l’énergie pourrait rapidement améliorer le sentiment, puisqu’un pétrole plus stable réduirait la pression sur les coûts, sur les taux et sur les marges des entreprises.
Le leadership du marché demeure toutefois très concentré. La technologie continue de soutenir les indices, mais ce sont surtout les semi-conducteurs qui mènent la charge. Intel a fortement rebondi après des résultats meilleurs que prévu, Texas Instruments a aussi surpris positivement, et le secteur des puces a prolongé sa séquence de gains. Cette dynamique confirme que les investisseurs continuent de payer pour la croissance visible, particulièrement lorsqu’elle est liée à l’intelligence artificielle, aux centres de données et à la demande en capacité de calcul.
À l’inverse, la semaine a aussi rappelé que les marchés deviennent plus sélectifs. Les logiciels ont été sous pression après les résultats de ServiceNow, IBM, Microsoft, Oracle et Adobe, ce qui montre que les investisseurs ne récompensent plus seulement les revenus ou les bénéfices supérieurs aux attentes. Ils veulent aussi des perspectives claires, une croissance durable et une preuve que l’intelligence artificielle améliore réellement les modèles d’affaires plutôt que de les menacer.
Au Canada, le TSX a mieux résisté grâce à sa composition plus défensive et à son exposition aux ressources naturelles. Dans un environnement où le pétrole, l’or et les taux demeurent au cœur de la lecture de marché, cette composition offre un certain amortisseur. Le dollar canadien est resté relativement stable, reflétant un marché encore prudent, mais sans mouvement de panique.
En résumé, la semaine aura été marquée par un marché en pause, pas par un marché en rupture. Les risques géopolitiques demeurent bien présents, mais les bénéfices d’entreprises, la force des semi-conducteurs et la résilience de l’économie continuent d’appuyer les indices. Si les discussions diplomatiques progressent et que la pression sur le pétrole s’atténue, les marchés pourraient retrouver rapidement un ton plus favorable. Pour l’instant, la discipline reste de mise, mais le contexte demeure constructif pour les portefeuilles bien positionnés dans les secteurs de qualité, avec une gestion du risque serrée.

