Sous la loupe
PACCAR (PCAR)
Fabricant des camions Kenworth, Peterbilt et DAF, PACCAR évolue dans une industrie étroitement liée au transport de marchandises. À l’approche du dépôt de ses résultats trimestriels, prévu le 27 octobre, l’attention porte sur le renouvellement des flottes, l’évolution de la demande et la capacité de l’entreprise à préserver sa rentabilité.
Les derniers résultats disponibles, ceux du deuxième trimestre de 2026, présentent une amélioration modérée par rapport à l’année précédente :
- Revenus de 7,55 G$ US, contre 7,51 G$ US.
- Bénéfice net de 752 M$ US, en hausse de 3,9 %.
- Bénéfice par action de 1,43 $ US, contre 1,37 $ US.
- Livraisons mondiales de 38 700 camions.
Son modèle d’affaires dépasse toutefois la fabrication de véhicules. Les pièces de rechange et les services financiers contribuent aussi aux profits et peuvent atténuer les fluctuations du cycle industriel. PACCAR Parts a enregistré des revenus trimestriels records de 1,75 G$ US et un bénéfice avant impôts de 417 M$ US. L’entretien des véhicules déjà en circulation constitue donc une composante importante de ses activités.
Lors de sa dernière publication, la direction soulignait que le vieillissement des flottes et l’amélioration des tarifs de transport pouvaient favoriser les achats de nouveaux camions. Elle prévoyait un marché de 230 000 à 270 000 camions lourds de classe 8 aux États-Unis et au Canada en 2026.
Côté valorisation, le cours de clôture de 109,59 $ US au 22 octobre correspond à environ 18,4 fois le bénéfice ajusté par action de 5,94 $ US attendu pour 2026 selon le consensus compilé par S&P Global. Ce calcul repose sur des estimations qui pourront évoluer après les résultats.
Le principal risque demeure la sensibilité du secteur au cycle économique. Un affaiblissement du transport de marchandises peut freiner le renouvellement des flottes. L’évolution des normes d’émissions peut également modifier le calendrier des achats.
Nous avons acheté des actions de PACCAR cette semaine, à la faveur du recul du titre. Le dépôt de ses résultats trimestriels, prévu le 27 octobre, permettra d’évaluer si l’amélioration observée au deuxième trimestre se poursuit et si les activités de pièces et de financement continuent de soutenir les résultats.
Notre approche d’investissement combine l’analyse quantitative et les technologies avancées pour éclairer nos décisions.
Thème de la semaine
Le pétrole ravive les enjeux d’inflation
Le pétrole s’est imposé comme un enjeu central cette semaine. Les nouvelles attaques houthies visant les infrastructures énergétiques saoudiennes ont accru les craintes de perturbations de l’approvisionnement au Moyen-Orient. Ces inquiétudes rappellent que les cours peuvent réagir au risque d’une interruption, avant même que des pertes de production soient confirmées.
Jeudi, le Brent a bondi de 4 %, à 113,17 $ US le baril, son plus haut cours de clôture depuis le 4 mai. Le WTI a gagné 2,4 %, à 99,47 $ US.
Les données américaines publiées mercredi ont également montré une diminution de 3,1 millions de barils des stocks commerciaux de brut, à 412,5 millions de barils, soit environ 3 % sous leur moyenne des cinq dernières années.
Pour les entreprises, une énergie plus coûteuse peut augmenter les frais de transport et de production, puis réduire les marges lorsque ces coûts ne peuvent être transférés aux clients. Pour les ménages, elle diminue les sommes disponibles pour d’autres achats. Les banques centrales doivent donc évaluer à la fois ses effets sur les prix et sur la demande.
Ces enjeux font écho à notre analyse sur le pétrole, l’inflation et les taux d’intérêt, publiée en septembre.
Le rapport canadien sur l’inflation de septembre, publié lundi, illustre cette distinction. L’inflation annuelle a atteint 3,1 %, contre 3,0 % en août, principalement sous l’effet de l’essence. Sans celle-ci, la hausse des prix a ralenti de 2,4 % à 2,2 %. L’accélération de l’indice global ne traduit donc pas une intensification uniforme des pressions inflationnistes.
L’activité économique présente aussi des signes de résistance. Les ventes au détail canadiennes ont augmenté de 1,2 % en août, y compris après correction des prix, selon les données publiées vendredi. Aux États-Unis, les nouvelles demandes d’assurance-chômage ont diminué à 194 000. Ces indicateurs apportent un contrepoids aux inquiétudes entourant le coût de l’énergie.
Du côté des résultats, les investisseurs ont continué de scruter les dépenses en intelligence artificielle. Meta a enregistré une croissance de 26 % de ses revenus, à 64,6 G$ US. Ses investissements de 34,9 G$ US ont toutefois contribué à des flux de trésorerie disponibles négatifs de 2,1 G$ US, c’est-à-dire que les liquidités générées par l’exploitation n’ont pas couvert les investissements.
Chez Tesla, les revenus sont demeurés presque stables, à 28,0 G$ US, tandis que le bénéfice d’exploitation a diminué de 56 % et que la marge d’exploitation est passée de 5,8 % à 2,6 %.
D’autres publications ont offert un éclairage plus favorable. GE Aerospace a annoncé une hausse de 49 % de ses commandes et relevé ses prévisions annuelles. IBM a enregistré une croissance de 5 % de ses revenus, soutenue notamment par les logiciels. La semaine a ainsi mis en évidence des trajectoires distinctes, dans un contexte où les coûts et la rentabilité demeurent déterminants.
Sommaire des marchés
Les écarts entre les indices ont été particulièrement marqués jeudi. Le Nasdaq Composite a perdu 2,60 %, tandis que le Dow Jones a terminé pratiquement inchangé. Pourtant, une majorité des titres du S&P 500 ont progressé, illustrant le poids des grandes sociétés technologiques pour les indices.
Vendredi matin, le Dow conservait une avance depuis la clôture de la semaine précédente, alors que le S&P 500, le Nasdaq et le marché canadien affichaient des reculs. Le pétrole progressait nettement sur la semaine. Le dollar canadien s’appréciait face au dollar américain, tandis que le taux américain à dix ans demeurait inférieur à celui du vendredi précédent.
Les marchés en chiffres
Variations hebdomadaires au 23 octobre 2026
Données intrajournalières du vendredi matin, calculées depuis la clôture du 16 octobre.
Les variations du pétrole utilisent les contrats de décembre 2026. Le dollar canadien est mesuré en dollars américains par dollar canadien.
Sommaire des titres
Meta Platforms (META) : -6,98 % jeudi
Le titre a reculé après les résultats. Meta prévoit maintenant des investissements annuels de 135 à 145 G$ US, comparativement à une fourchette précédente de 130 à 145 G$ US. Les besoins de financement liés à l’intelligence artificielle demeurent au centre de l’attention.
Tesla (TSLA) : -3,08 % jeudi
Tesla a dégagé 1,5 G$ US de flux de trésorerie disponibles au trimestre. Lors de sa présentation des résultats, l’entreprise a aussi ramené son estimation des investissements annuels de 25 à 20 G$ US.
Netflix (NFLX) : -5,31 % mercredi
Les revenus ont augmenté d’environ 12 %, à 12,9 G$ US, et la marge d’exploitation a atteint 34,6 %. Netflix a toutefois réduit ses attentes de revenus publicitaires annuels à environ 2,7 G$ US, contre environ 3 G$ US auparavant, en raison du déploiement plus lent de certaines fonctionnalités publicitaires.
Procter & Gamble (PG) : +5,58 % jeudi
Les ventes ont progressé de 4 %, à 23,3 G$ US. La croissance organique, qui exclut notamment les effets de change et les acquisitions, a également atteint 4 %. Le bénéfice ajusté par action a augmenté de 1 %, et l’entreprise a maintenu ses principales prévisions annuelles.
American Express (AXP) : -1,99 % vendredi matin, en séance
Les revenus trimestriels ont augmenté de 9 %, à 20,1 G$ US. Le bénéfice ajusté par action a progressé de 13 %, à 4,68 $ US. American Express a relevé ses prévisions annuelles de bénéfice ajusté à une fourchette de 17,60 $ US à 17,90 $ US par action.
À suivre la semaine prochaine
Les banques centrales et les géants technologiques au premier plan
Le mercredi 28 octobre concentrera plusieurs rendez-vous importants : la décision de la Banque du Canada et son Rapport sur la politique monétaire, ainsi que la décision de la Réserve fédérale américaine.
Au Canada, TD et RBC anticipent un maintien du taux directeur à 2,25 %. Les risques d’une inflation plus persistante demeurent toutefois au cœur des discussions. Aux États-Unis, 94 des 100 économistes interrogés par Reuters prévoient un maintien dans la fourchette de 3,75 % à 4,00 %. Tous les répondants anticipent néanmoins une hausse en décembre. Les commentaires des banques centrales sur l’inflation, l’énergie et l’activité économique seront donc particulièrement suivis.
Du côté des entreprises, PACCAR déposera ses résultats trimestriels le mardi 27 octobre. Microsoft et Alphabet suivront le mercredi 28, puis Amazon le jeudi 29 octobre. Après les mouvements observés cette semaine, leurs commentaires sur la demande en services infonuagiques, les investissements en intelligence artificielle et les perspectives de rentabilité seront particulièrement attendus.
Pour discuter de votre portefeuille et de vos objectifs, communiquez avec votre équipe Pratte.

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