Vosportefeuilles en bref — XPO (XPO)
XPO est unjoueur important du transport et de la logistique en Amérique du Nord.L’entreprise est surtout reconnue pour son réseau de transport de lots brisés,le LTL (less-than-truckload), un segment où plusieurs clientspartagent l’espace d’un même réseau de camions et de terminaux plutôt que deréserver un camion complet.
C’est unsecteur très opérationnel. La différence entre une bonne entreprise et uneentreprise moyenne se joue souvent dans les détails : la densité duréseau, la qualité du service, la gestion des coûts, la productivité desterminaux, la discipline sur les prix et la capacité à livrer à temps avec unminimum d’erreurs.
.
L’entrepriseinvestit aussi davantage dans la technologie, les données et l’intelligenceartificielle pour optimiser ses routes, mieux gérer sa capacité et réduire lesréclamations. Dans un secteur comme le transport, ces gains d’efficacitépeuvent avoir un impact important sur la rentabilité.
Lesfaits saillants du dernier trimestre
- Revenus de 2,10 G$ US, en hausse d’environ 7 % sur un an.
- Bénéfice dilué ajusté par action de 1,01 $ US, comparativement à 0,73 $ US l’an dernier, soit une hausse d’environ 38 %.
- BAIIA ajusté de 319 M$ US, en progression d’environ 15 %.
- Marge de BAIIA ajusté de 15,2 %, en hausse de 100 points de base.
- Revenus LTL nord-américains de 1,23 G$ US, en hausse de 5 %.
- BAIIA ajusté LTL de 290 M$ US, en hausse de 16 %.
- Marge de BAIIA ajusté LTL de 23,6 %, en amélioration de 230 points de base.
- Ratio d’exploitation ajusté LTL de 83,9 %, une amélioration de 200 points de base sur un an. Dans le transport, une baisse du ratio d’exploitation est positive : cela veut dire que l’entreprise garde une plus grande part de ses revenus en profits.
- Flux de trésorerie d’exploitation de 183 M$ US, ce qui donne à l’entreprise plus de flexibilité pour investir dans son réseau, réduire sa dette et racheter des actions.
Pourquoiest-ce un titre à surveiller
XPO offreune exposition directe à une éventuelle reprise de l’économie industriellenord-américaine. Après plusieurs années plus difficiles pour le transport demarchandises, certains signes de stabilisation commencent à apparaître. Si lesvolumes repartent, XPO pourrait bénéficier à la fois de meilleurs volumes, demeilleurs prix et d’une rentabilité déjà améliorée.
Le segmentLTL demeure particulièrement intéressant. C’est un marché où les bonsopérateurs peuvent créer beaucoup de valeur avec un réseau dense, une bonnequalité de service et une exécution constante. XPO dispose aussi d’une capacitéexcédentaire dans son réseau, ce qui pourrait lui permettre d’absorber plus devolume sans devoir augmenter massivement ses coûts fixes à court terme.
Ladirection vise encore une amélioration du ratio d’exploitation en 2026. À pluslong terme, l’objectif est de faire descendre ce ratio sous la barre de 80 %.Si l’entreprise continue dans cette direction, cela pourrait soutenir lacroissance des bénéfices et améliorer encore la qualité du modèle d’affaires.
Lesrisques à surveiller
XPO resteun titre cyclique. Si l’économie ralentit, si les volumes industriels demeurentfaibles ou si le marché du fret tarde à se redresser, la croissance pourraitêtre plus limitée.
Laconcurrence demeure aussi importante. Le secteur LTL compte plusieurs joueurssolides, dont Old Dominion et Saia, qui continuent eux aussi d’investir dansleurs réseaux. XPO devra donc maintenir sa discipline sur les prix et continuerd’améliorer son service pour protéger ses marges.
Lavalorisation demande également de la discipline. Le titre a déjà beaucoupmonté, donc le marché intègre une bonne partie de l’amélioration. Pourcontinuer de bien performer, XPO devra livrer plusieurs bons trimestres etdémontrer que l’amélioration du ratio d’exploitation peut se poursuivre.
Conclusion
Pour nous,XPO représente une exposition différente dans les portefeuilles : moinsliée aux grandes mégacapitalisations technologiques, mais directement exposée àune éventuelle amélioration de l’économie industrielle nord-américaine. Si lesvolumes de transport se redressent graduellement, une entreprise déjà plusefficace peut profiter d’un effet de levier important sur ses bénéfices.
Ce qui estintéressant, c’est que nous avons acheté le titre avant que le marché nereconnaisse pleinement cette amélioration. Le titre avait déjà fortementprogressé, mais les résultats du premier trimestre ont confirmé que cettehausse n’était pas seulement une question d’enthousiasme. À la publication, XPOaffichait déjà une progression d’environ 59 % depuis le début de l’annéeet de plus de 120 % sur 12 mois. Après les résultats, le marché acontinué de réévaluer le dossier, porté par la hausse de 38 % du bénéficeajusté par action, l’amélioration de 200 points de base du ratiod’exploitation LTL et la progression de 15 % du BAIIA ajusté.
C’estexactement le genre de situation que nous aimons repérer : une entreprisecyclique, mais de meilleure qualité qu’avant, qui améliore ses marges avantmême que le cycle soit pleinement revenu. XPO n’est pas un titre sans risque,et la valorisation demande maintenant plus de discipline. Mais les chiffresdémontrent une entreprise plus efficace, plus rentable et mieux positionnéepour profiter d’un redressement du transport nord-américain.
Bref, XPOajoute une belle diversification aux portefeuilles. Ce n’est pas unemégacapitalisation technologique, mais un titre industriel de qualité, avec unedirection qui exécute bien, des marges en progression et un potentiel de levierintéressant si le marché du fret continue de se stabiliser.
Lundi
Dow Jones : 48 941,90(-1,13 %)
S&P 500 : 7 200,75(-0,41 %)
Nasdaq : 25 067,80(-0,19 %)
S&P/TSX : 33 638,87(-0,74 %)
Dollarcanadien
Le dollarcanadien s’est négocié au cours moyen de 73,47 cents US, en baisse parrapport à 73,66 cents US vendredi. Le huard a été freiné par le regain deprudence sur les marchés, même si la forte progression du pétrole auraitnormalement pu offrir un certain soutien à la devise canadienne.
Wall Streeta commencé la semaine en baisse, alors que le regain de tensions auMoyen-Orient a provoqué une vague de ventes sur un marché qui venaitd’atteindre de nouveaux sommets. Après une forte progression récente, lesinvestisseurs ont profité de la montée du risque géopolitique pour réduire leurexposition aux actions, particulièrement dans un contexte où les valorisationsétaient devenues plus exigeantes à court terme.
Leprincipal facteur de stress a été le pétrole. Les attaques visant les Émiratsarabes unis, les tensions entourant la navigation dans le détroit d’Ormuz etles rapports contradictoires sur la situation maritime ont ravivé les craintesd’une perturbation de l’approvisionnement énergétique mondial. Le WTI a bondide 4,39 %, à 106,42 $ US le baril, tandis que le Brent a progressé de5,8 %, à 114,44 $ US. Cette hausse rapide du brut a soutenu lestitres énergétiques, mais elle a aussi ravivé les inquiétudes liées àl’inflation, aux coûts de transport et aux marges des entreprises.
Les tauxobligataires ont également réagi. Le rendement américain à 10 ans estremonté vers 4,44 %, comparativement à 4,37 % vendredi, tandis que lerendement à 30 ans a atteint environ 5,02 %, son plus haut niveaudepuis l’été dernier. Cette remontée des taux a pesé sur l’appétit pour lerisque, surtout dans un marché où les investisseurs surveillent déjà de près latrajectoire de la Réserve fédérale.
La saisondes résultats demeure toutefois un élément de soutien. Selon les donnéesrapportées par FactSet, plus de 80 % des sociétés du S&P 500 ayantdéjà publié leurs résultats ont dépassé les attentes. Le marché continue doncde reconnaître la solidité des bénéfices corporatifs, mais la séance de lundi arappelé que les risques externes tels que le pétrole, inflation, taux etgéopolitique peuvent rapidement reprendre le dessus.
Au Canada,le TSX a reculé de 0,74 %, pénalisé notamment par la faiblesse du secteurde la consommation discrétionnaire. Même si la hausse du pétrole a soutenucertains titres énergétiques, le ton général de prudence en Amérique du Nord adominé la séance.
Les titres en bref
- UPS (UPS) : -10,47 % — Forte baisse du titre après l’annonce d’Amazon, qui lance une offre de services logistiques indépendante de sa plateforme de commerce en ligne. Le marché craint une pression accrue sur les grands joueurs traditionnels du transport et de la livraison.
- FedEx (FDX) : -9,11 % — Le titre a aussi souffert de l’annonce d’Amazon. Les investisseurs réévaluent le risque concurrentiel dans un secteur déjà sensible aux volumes économiques, aux coûts de carburant et aux marges.
- GXO Logistics (GXO) : -17,70 % — Forte chute du titre, l’un des plus touchés par les nouvelles ambitions logistiques d’Amazon. Le mouvement reflète l’inquiétude du marché face à une concurrence potentiellement plus directe dans les services de chaîne d’approvisionnement.
- XPO (XPO) : -7,12 % — Le titre a reculé avec l’ensemble du secteur logistique, dans un contexte où les investisseurs anticipent une pression accrue sur les prix et les parts de marché.
- Amazon (AMZN) : +1,35 % — Le titre a progressé après l’annonce du lancement de ses services logistiques pour les entreprises. Cette initiative pourrait ouvrir une nouvelle source de revenus et renforcer davantage l’intégration verticale d’Amazon.
- eBay (EBAY) : +5,05 % — Le titre a bondi après avoir reçu une offre de rachat non sollicitée de GameStop, évaluée à un peu plus de 55 G$ US. La plateforme a indiqué qu’elle étudierait soigneusement la proposition, mais le marché demeure prudent quant aux chances de réalisation de la transaction.
- GameStop (GME) : -10,14 % — Le titre a chuté après l’annonce de son offre pour eBay. Les investisseurs semblent sceptiques quant à la capacité de l’entreprise à financer et à exécuter une transaction de cette ampleur.
- Énergie — Le secteur a été l’un des rares segments à résister à la baisse générale du marché américain, soutenu par la forte progression des prix du brut. Des titres comme APA, Diamondback Energy et Marathon Petroleum ont profité du mouvement.
Mardi
DowJones : 49 298,25 (+0,73 %)
S&P 500 : 7 259,22 (+0,81 %) — nouveau sommet de clôture
Nasdaq : 25 326,13 (+1,03 %) — nouveau sommet de clôture
S&P/TSX : 33 566,91 (-0,21 %)
Dollarcanadien
Le dollarcanadien s’est maintenu autour de 73,4 cents US, relativement stable parrapport à la séance précédente. Le huard n’a pas pleinement profité du rebondde l’appétit pour le risque, notamment parce que le pétrole a reculé après saforte poussée de lundi.
Wall Streeta rebondi mardi, portée par l’accalmie des prix du pétrole et par la poursuited’une saison de résultats d’entreprises très solide. Le S&P 500 et le Nasdaqont tous deux atteint de nouveaux sommets de clôture, signe que lesinvestisseurs demeurent prêts à revenir vers les actifs risqués dès que lapression géopolitique se modère.
Leprincipal changement par rapport à lundi est venu du pétrole. Après la fortepoussée liée aux tensions au Moyen-Orient, les prix du brut ont reculéd’environ 4 %, alors que les investisseurs ont accueilli favorablement latraversée de deux navires marchands dans le détroit d’Ormuz. Cette nouvelle aréduit, du moins temporairement, les craintes d’une perturbation majeure dutransport maritime et de l’approvisionnement énergétique mondial.
Le recul dupétrole a aussi contribué à calmer le marché obligataire. Le rendementaméricain à 10 ans s’est établi autour de 4,42 %, en légère baissepar rapport à 4,44 % lundi. Cette détente reste modeste, mais elle a suffià soutenir les titres de croissance, particulièrement dans la technologie, oùl’appétit pour le risque demeure élevé.
La saisondes résultats demeure l’autre grand pilier du marché. Environ 85 % dessociétés du S&P 500 ayant publié leurs résultats jusqu’ici ont dépassé lesattentes. Ce niveau de surprises positives explique en partie la résilience desindices, malgré les risques liés au pétrole, aux taux et à la géopolitique.
Du côtééconomique, les données ont offert un portrait nuancé. L’activité dans lesservices américains a ralenti en avril, tout en demeurant en territoired’expansion. L’indice ISM services est ressorti à 53,6, sous les attentes, maistoujours au-dessus du seuil de 50. Les offres d’emplois du rapport JOLTS sontdemeurées relativement stables, à 6,87 millions, légèrement au-dessus desattentes, tandis que les embauches ont progressé. Le marché attend maintenantsurtout le rapport officiel sur l’emploi de vendredi, qui pourrait influencerles anticipations entourant la prochaine décision de la Réserve fédérale.
Au Canada,le TSX a terminé en baisse de 0,21 %, à 33 566,91 points. La baisse dupétrole a pesé sur certaines composantes liées à l’énergie, tandis que lemarché canadien n’a pas profité avec la même ampleur du regain d’optimismeobservé à Wall Street.
Les titres en bref
- Shopify (SHOP) : -15 % — Le titre a fortement reculé après des prévisions jugées décevantes pour le trimestre en cours. Les investisseurs ont surtout retenu le ralentissement attendu de la croissance, ce qui a pesé sur le titre malgré la qualité du modèle d’affaires à long terme.
- Pinterest (PINS) : +6,86% — Le titre a progressé après des résultats meilleurs que prévu et des prévisions de revenus supérieures aux attentes pour le trimestre en cours. Le marché a bien accueilli la capacité de l’entreprise à maintenir une trajectoire de croissance dans un environnement publicitaire plus sélectif.
- DuPont de Nemours (DD) : +8 % — Le titre a bondi après des résultats trimestriels supérieurs aux attentes. La publication a renforcé l’idée que la saison des résultats demeure favorable au-delà des seules mégacapitalisations technologiques.
- Anheuser-Busch InBev (BUD) : +8% — Les actions du brasseur cotées aux États-Unis ont fortement progressé après des résultats meilleurs que prévu. Le bénéfice et les revenus ont dépassé les attentes, ce qui a soutenu le titre dans une séance favorable aux entreprises capables de livrer des résultats solides.
- Palantir Technologies (PLTR) : -7 % — Le titre a reculé malgré des résultats supérieurs aux attentes et une révision à la hausse des prévisions annuelles. Le marché semble avoir pris des profits après une forte progression récente, dans un titre déjà très valorisé et étroitement associé à l’intelligence artificielle.
- PayPal (PYPL) : en hausse — Le titre a été soutenu par des résultats trimestriels meilleurs que prévu. L’entreprise a publié un bénéfice ajusté de 1,34 $ US par action et des revenus de 8,35 G$ US, au-dessus des attentes des analystes.
- Pfizer (PFE) : en hausse — Le titre a progressé après des résultats supérieurs aux attentes. La société a publié un bénéfice ajusté de 0,75 $ US par action sur des revenus de 14,45 G$ US, dépassant les prévisions du marché.
- GameStop (GME) : sous pression — Le titre est demeuré surveillé après l’offre non sollicitée de rachat d’eBay annoncée la veille. Michael Burry a indiqué avoir vendu toute sa position dans GameStop, jugeant que l’endettement potentiel lié à une transaction d’une telle ampleur changeait la thèse d’investissement.
- Énergie — Après avoir mieux résisté lundi, le secteur a perdu une partie de son appui avec le recul du pétrole. Le WTI a terminé à 102,27 $ US le baril, en baisse de 3,9 %, tandis que le Brent a clôturé à 109,87 $ US, en recul de 3,99 %.
Mercredi
DowJones : 49 910,59 (+1,24 %)
S&P 500 : 7 365,12 (+1,46 %) — nouveau sommet de clôture
Nasdaq : 25 838,94 (+2,02 %) — nouveau sommet de clôture
S&P/TSX : 33 987,82 (+1,25 %)
Dollarcanadien
Le dollarcanadien s’est négocié autour de 73,5 cents US, en légère hausse parrapport à la séance précédente. Le huard a profité d’un regain d’appétit pourle risque, mais sa progression est demeurée limitée par la forte baisse dupétrole, qui a réduit l’appui normalement associé aux matières premières.
Wall Streeta poursuivi sa progression mercredi, portée par l’espoir d’une reprise desnégociations entre les États-Unis et l’Iran. Les investisseurs ont accueillifavorablement les informations laissant croire qu’un cadre d’accord pourraitêtre en discussion afin de mettre fin au conflit et de rouvrir graduellement ledétroit d’Ormuz.
Cetteamélioration du climat géopolitique a eu un effet immédiat sur les marchés. Lepétrole a fortement reculé, ce qui a réduit les craintes liées à l’inflationénergétique et redonné de l’élan aux actions. Le WTI a chuté de 7,03 %, à 95,08 $US le baril, tandis que le Brent a reculé de 7,83 %, à 101,27 $ US.Après plusieurs séances dominées par la crainte d’une perturbation majeure del’approvisionnement mondial, cette détente a été perçue comme un facteurpositif pour les consommateurs, les entreprises et les banques centrales.
Le marchéobligataire a aussi réagi favorablement. Le rendement américain à 10 anss’est détendu autour de 4,35 %, comparativement à environ 4,42 % laveille. Cette baisse des taux a soutenu les titres de croissance,particulièrement dans la technologie et les semi-conducteurs. Dans un marchéencore très sensible à la trajectoire de la Réserve fédérale, une baisse dupétrole et des rendements contribue à améliorer les conditions financières àcourt terme.
L’autregrand moteur de la séance a été l’intelligence artificielle. Les résultatsd’AMD ont ravivé l’enthousiasme envers les semi-conducteurs, les centres dedonnées et l’infrastructure technologique liée à l’IA. Après plusieurs semainesde questionnements sur les dépenses massives en intelligence artificielle, lesinvestisseurs ont récompensé les entreprises capables de démontrer unecroissance concrète des revenus et des prévisions solides.
Les donnéeséconomiques ont aussi contribué au ton plus constructif. Le rapport ADP amontré que les entreprises privées américaines ont ajouté 109 000 emplois en avril, unchiffre supérieur aux attentes. Cette donnée suggère que le marché du travaildemeure relativement stable, sans être excessivement fort. Les investisseursattendent maintenant le rapport officiel sur l’emploi de vendredi, qui pourraitinfluencer les anticipations entourant la prochaine décision de la Réservefédérale.
Au Canada,le TSX a fortement rebondi, progressant de plus de 400 points. La hausse aété appuyée par le retour de l’appétit pour le risque, la vigueur des titrestechnologiques et la meilleure performance des secteurs cycliques. Même si labaisse du pétrole a pesé sur l’énergie, le marché canadien a profité du tonpositif observé à l’échelle mondiale.
Les titres en bref
- Advanced Micro Devices (AMD) : +18,64 % — Le titre s’est envolé après des résultats trimestriels supérieurs aux attentes et des prévisions solides pour le trimestre en cours. L’entreprise a publié des revenus de 10,3 G$ US au premier trimestre, au-dessus des attentes, et prévoit environ 11,2 G$ US de revenus au deuxième trimestre. Le marché a particulièrement bien accueilli la vigueur de la demande liée à l’intelligence artificielle et aux centres de données.
- Nvidia (NVDA) : +5,87 % — Le titre a profité du regain d’enthousiasme envers les semi-conducteurs après les résultats d’AMD. Nvidia demeure au cœur de la thèse d’investissement liée à l’IA, aux accélérateurs graphiques et aux infrastructures de calcul avancées.
- Micron (MU) : +4,17 % — Le fabricant de puces mémoires a progressé dans le sillage du secteur des semi-conducteurs. La demande liée aux centres de données, à l’IA et au stockage haute performance continue de soutenir l’intérêt des investisseurs.
- Intel (INTC) : +4,50 % — Le titre a avancé avec l’ensemble du secteur des puces. La séance reflète un retour de confiance envers certains titres de semi-conducteurs, particulièrement dans un contexte où la demande liée à l’IA demeure robuste.
- VanEck Semiconductor ETF (SMH) : +5 % — Le fonds sectoriel des semi-conducteurs a fortement progressé, soutenu par AMD, Nvidia et plusieurs autres titres liés à l’infrastructure technologique. Le mouvement confirme que l’IA demeure l’un des principaux moteurs du marché.
- Disney (DIS) : +7,47 % — Le titre a bondi après des résultats meilleurs qu’attendu pour le deuxième trimestre de son exercice décalé. La croissance du streaming vidéo et la résilience des activités liées aux parcs et au divertissement ont rassuré les investisseurs.
- Uber (UBER) : +8,41 % — Le titre a fortement progressé grâce à des prévisions encourageantes pour le trimestre en cours. Même si les revenus du premier trimestre ont été moins solides que prévu, les perspectives ont suffi à soutenir la confiance du marché.
- CVS Health (CVS) : +7,65% — Le titre a avancé après des résultats supérieurs aux attentes. Dans une séance dominée par le retour de l’appétit pour le risque, les investisseurs ont aussi récompensé les entreprises capables de livrer des résultats solides dans des secteurs plus défensifs.
- Corning (GLW) : en forte hausse — Le titre a bondi après l’annonce d’un partenariat avec Nvidia pour de nouvelles installations de fabrication avancée dédiées aux technologies optiques. Le marché y voit un autre exemple de la demande croissante pour les infrastructures nécessaires à l’IA.
- Énergie — Le secteur a été sous pression avec la forte baisse du pétrole. Après avoir bénéficié de la flambée du brut plus tôt dans la semaine, les titres énergétiques ont reculé alors que les investisseurs ont réduit la prime de risque géopolitique.
Jeudi
Dow Jones : 49 596,97 (-0,63 %)
S&P 500 : 7 337,11 (-0,38 %)
Nasdaq : 25 806,20 (-0,13 %)
S&P/TSX : 33 856,62 (-0,37 %)
Dollarcanadien
Le dollarcanadien s’est négocié au cours moyen de 73,34 cents US, en légèrebaisse par rapport à 73,39 cents US mercredi. Le huard a été freinépar le recul du pétrole et par un ton plus prudent sur les marchés.
Analysemacroéconomique et monétaire
Les marchésont terminé en baisse jeudi, après la forte progression de mercredi. Lemouvement ressemble surtout à une prise de bénéfices, alors que lesinvestisseurs avaient fortement réagi la veille à l’espoir d’un accord entreles États-Unis et l’Iran. L’absence de confirmation officielle a ramené un peude prudence.
Le pétroleest demeuré au centre de l’attention. Le WTI a terminé à 94,81 $ US lebaril, en baisse de 0,28 %, tandis que le Brent a clôturé à 100,06 $US, en recul de 1,19 %. Une détente durable des prix du brut seraitpositive pour l’inflation et les consommateurs, mais le marché attend encoredes avancées concrètes dans les négociations.
Les donnéeséconomiques ont aussi donné un portrait mitigé. Les demandesd’assurance-chômage ont augmenté moins que prévu, ce qui montre encore unecertaine résilience du marché du travail. Cependant, la productivité a déçu,tandis que les coûts unitaires de main-d’œuvre demeurent élevés. Lesinvestisseurs surveilleront donc de près les chiffres de l’emploi attendusvendredi aux États-Unis et au Canada.
Les titres en bref
- Fortinet (FTNT) : +20 % — Le titre a bondi après que l’entreprise a relevé ses prévisions annuelles de facturation. La demande en cybersécurité demeure solide.
- Peloton (PTON) : +9 % — Le titre a progressé après des revenus trimestriels supérieurs aux attentes et une amélioration des revenus d’abonnement.
- Datadog (DDOG) : +28 % — Forte hausse après des résultats meilleurs que prévu et des prévisions de revenus supérieures aux attentes.
- Planet Fitness (PLNT) : -33 % — Le titre a chuté après une révision à la baisse des prévisions annuelles de bénéfices.
- Vital Farms (VITL) : -20 % — Le titre a reculé après une perte surprise au premier trimestre et une baisse des prévisions annuelles.
- Amazon (AMZN) : en baisse — Le titre a pesé sur le S&P 500 dans une séance de prise de bénéfices pour certaines mégacapitalisations.
- Broadcom (AVGO) : en baisse — Le titre a reculé avec plusieurs semi-conducteurs après leur forte progression récente liée à l’IA.
- Micron Technology (MU) : en baisse — Le titre a aussi pesé sur le Nasdaq, dans un contexte de consolidation du secteur des puces.
- Apple (AAPL) : stable à légèrement négatif — Le titre a touché un nouveau sommet intrajournalier historique avant de terminer presque inchangé.
- McDonald’s (MCD) : en hausse — Le titre a progressé après des résultats supérieurs aux attentes, confirmant la résilience de son modèle.
- Shake Shack (SHAK) : -17 % — Le titre a chuté après des résultats trimestriels inférieurs aux attentes et une perte d’exploitation.
- Whirlpool (WHR) : -18 % — Forte baisse après une réduction importante des prévisions annuelles, liée à une demande plus faible dans les électroménagers.
Vendredi— début de séance
DowJones : +0,2 %
S&P 500 : +0,7 % — nouveau sommet intrajournalier
Nasdaq : +1,1 % — nouveau sommet intrajournalier
Conclusionde la semaine
La semaineaura été dominée par le pétrole, les tensions entre les États-Unis et l’Iran,les résultats d’entreprises et la vigueur persistante des titres liés àl’intelligence artificielle. Après une séance difficile lundi, causée par laremontée du pétrole et le regain de tensions au Moyen-Orient, les marchés ontrapidement retrouvé leur élan lorsque les investisseurs ont commencé à misersur une possible avancée diplomatique.
Le recul dupétrole a été un élément clé. Après avoir fortement monté en début de semaine,le brut est redescendu sous pression, réduisant les craintes d’un nouveau chocinflationniste. Cette détente a soutenu les titres de croissance,particulièrement dans la technologie et les semi-conducteurs.
Laprogression des indices a aussi été remarquable. Le S&P 500 et le Nasdaqont inscrit de nouveaux sommets de clôture mardi et mercredi, avant de toucherencore de nouveaux sommets intrajournaliers vendredi matin. Le S&P 500 sedirigeait vers une hausse hebdomadaire d’environ 2 % et une sixièmesemaine consécutive de gains, tandis que le Nasdaq était en voie de progresserd’environ 3 % sur la semaine, porté par la vigueur des semi-conducteurs etde l’intelligence artificielle. Le Dow Jones, plus défensif, affichait uneprogression plus modérée, autour de 0,7 % pour la semaine.
Lesrésultats d’entreprises ont continué de soutenir le marché. Les investisseursont récompensé les sociétés capables de livrer une croissance réelle, desmarges solides et de bonnes prévisions. Le thème de l’intelligence artificielledemeure très présent, avec une forte demande pour les semi-conducteurs, lamémoire, les centres de données et l’infrastructure numérique.
Le rapportsur l’emploi américain de vendredi a ajouté un autre élément positif.L’économie américaine a créé 115 000 emplois en avril, plus que prévus,tandis que le taux de chômage est demeuré stable à 4,3 %. Ce portraitmontre une économie qui ralentit, mais qui demeure résiliente. Pour lesmarchés, c’est un scénario favorable : assez de vigueur pour éviter unerécession, mais pas assez de surchauffe pour forcer la Réserve fédérale àredevenir plus restrictive.
Au Canada,le portrait demeure plus fragile, avec un marché davantage influencé par lavolatilité du pétrole et par une économie plus sensible au ralentissement. Celapourrait maintenir la Banque du Canada dans une posture plus prudente au coursdes prochains mois.
En résumé,la semaine se termine sur un ton constructif. Les risques géopolitiquesdemeurent présents, le pétrole reste volatil et les banques centrales n’ont pasencore gagné leur combat contre l’inflation. Malgré tout, les marchéscontinuent de privilégier les entreprises de qualité, capables de générer desbénéfices solides et de profiter des grands thèmes structurels commel’intelligence artificielle, l’infrastructure numérique et la productivité.
