Vos portefeuilles en bref — O’Reilly Automotive (ORLY)
O’Reilly Automotive est un des plus grands détaillants de pièces automobiles en Amérique du Nord. L’entreprise vend autant aux clients qui réparent eux-mêmes leur véhicule qu’aux garages professionnels. C’est un modèle d’affaires qu’on aime beaucoup, parce qu’il repose sur un besoin simple et récurrent : entretenir et réparer les véhicules déjà sur la route.
Dans un contexte où les taux, les prix des voitures neuves et les coûts d’assurance demeurent élevés, plusieurs consommateurs gardent leur véhicule plus longtemps. Cette réalité soutient directement la demande pour les pièces de remplacement et donne à O’Reilly un profil plus défensif que plusieurs autres détaillants.
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Les faits saillants récents
• Revenus du T1 2026 : 4,56 G$ US, en hausse de 10,2 % sur un an.
• Bénéfice par action dilué : 0,72 $ US, comparativement à 0,62 $ US l’an dernier, soit une hausse de 16 %.
• Ventes comparables : +8,1 %, nettement au-dessus des attentes.
• Ventes aux garages et clients professionnels : 2,29 G$ US, en hausse de 14,6 %.
• Ventes aux clients qui réparent eux-mêmes leur véhicule : 2,19 G$ US, en hausse de 6,7 %.
• Marge d’exploitation : 18,5 %, ce qui reflète une très bonne discipline dans les opérations.
• Nombre total de magasins : 6 644, avec une présence encore modeste, mais en croissance, au Canada.
• Nouveaux magasins ouverts au trimestre : 59, ce qui confirme que l’entreprise continue d’élargir son réseau.
• Rachats d’actions : 923 M$ US au premier trimestre, un levier important pour soutenir la croissance du bénéfice par action.
• Prévisions 2026 : revenus attendus entre 18,7 G$ US et 19,0 G$ US, avec un bénéfice par action dilué prévu entre 3,15 $ US et 3,25 $ US.
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Pourquoi est-ce une action à surveiller
O’Reilly n’est pas un titre spéculatif ni une mode de marché. C’est une entreprise d’exécution. Son modèle repose sur la disponibilité des pièces, la rapidité de livraison, la densité du réseau et une relation solide avec les garages.
Le segment professionnel est particulièrement intéressant. Les garages ont besoin d’un inventaire fiable, d’un service rapide et d’un fournisseur capable de livrer efficacement. O’Reilly a bâti un avantage concurrentiel important dans ce créneau, ce qui explique la forte croissance de ses ventes aux clients professionnels au dernier trimestre.
L’entreprise profite aussi d’un vent de dos structurel : le vieillissement du parc automobile. Plus les véhicules restent longtemps sur la route, plus les besoins d’entretien augmentent. Et comme l’achat d’un véhicule neuf demeure coûteux pour plusieurs ménages, cette tendance soutient naturellement la demande pour les pièces automobiles.
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Pourquoi avons-nous commencé à acheter le titre
Nous avons commencé à acheter O’Reilly Automotive récemment, de façon graduelle et disciplinée. Le titre a déjà connu une forte performance à long terme, mais les fondamentaux demeurent solides : croissance des ventes comparables, expansion du réseau, forte contribution du segment professionnel, marges élevées et rachats d’actions importants.
À nos yeux, O’Reilly offre un profil intéressant dans un portefeuille. Ce n’est pas une entreprise qui dépend d’un seul produit, d’un cycle technologique ou d’un engouement passager. C’est une compagnie bien gérée, présente dans un secteur essentiel, avec une capacité démontrée à créer de la valeur sur plusieurs années.
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Conclusion
O’Reilly Automotive représente le type d’entreprise qu’on aime ajouter lorsque le marché devient plus sélectif. Le modèle est simple, mais très efficace : vendre les pièces nécessaires pour garder les véhicules sur la route.
Oui, le titre se négocie à une valorisation plus élevée que certains comparables. O’Reilly se négocie autour de 35 fois les bénéfices de l’année courante, comparativement à environ 25 fois pour AutoZone et environ 23 fois pour la moyenne du S&P 500. Cette prime nous semble justifiée par la qualité de l’exécution, la croissance attendue et les rachats d’actions. L’entreprise rachète activement ses actions et serait en voie de réduire son nombre d’actions de plus de 3 % en moyenne au cours de l’exercice courant.
AutoZone pourrait offrir une meilleure valeur relative à court terme si sa croissance accélère en 2026. Cela dit, O’Reilly demeure selon nous une entreprise de très grande qualité, avec une exécution constante, une forte présence auprès des garages et une excellente capacité à traverser différents environnements économiques.
Nous avons donc commencé à bâtir une position dans le titre. L’objectif n’est pas de miser sur un mouvement de court terme, mais d’ajouter graduellement une entreprise solide, rentable et bien positionnée pour continuer de créer de la valeur à long terme.
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Les marchés en bref
Lundi
Dow Jones : 49 686,12 (+0,32 %)
S&P 500 : 7 403,05 (-0,07 %)
Nasdaq : 26 090,73 (-0,51 %)
S&P/TSX : fermé — fête de Victoria
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Dollar canadien
Le dollar canadien est resté assez stable face au dollar américain. Comme les marchés canadiens étaient fermés pour la fête de Victoria, l’attention des investisseurs était surtout portée sur le pétrole, les taux américains et les tensions au Moyen-Orient.
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Analyse macro
Wall Street a commencé la semaine sur une note prudente. Le Dow Jones a terminé en légère hausse, mais le S&P 500 et le Nasdaq ont reculé, freinés par la faiblesse des titres technologiques et des semi-conducteurs.
Le marché demeure sensible à la remontée des taux obligataires et à la hausse du pétrole. Le taux américain à 10 ans a grimpé autour de 4,60 %, alors que les tensions entre les États-Unis et l’Iran continuent d’alimenter les craintes d’inflation. Dans ce contexte, les investisseurs ont réduit leur exposition aux titres de croissance les plus sensibles aux taux.
La technologie a été le principal point faible de la séance. Après une forte progression depuis le début de l’année, plusieurs titres liés à l’intelligence artificielle ont subi des prises de bénéfices. Le marché attend maintenant les résultats de Nvidia mercredi, qui pourraient donner le ton au secteur pour le reste de la semaine.
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Les titres en bref
• Micron (MU) : -5,95 % — forte baisse dans le secteur de la mémoire, touché par la hausse des taux et les prises de bénéfices.
• Sandisk (SNDK) : -5,30 % — recul dans le même mouvement de faiblesse des titres liés à la mémoire et au matériel technologique.
• Broadcom (AVGO) : -1,05 % — léger repli dans une séance plus difficile pour les titres exposés à l’infrastructure IA.
• Dominion Energy (D) : +9,44 % — forte hausse après l’annonce de son rachat par NextEra Energy dans une transaction évaluée à environ 66 G$ US. L’opération créerait un géant de l’électricité bien placé pour répondre à la demande croissante des centres de données.
• NextEra Energy (NEE) : -4,63 % — recul alors que les investisseurs digéraient la taille de l’acquisition annoncée.
• Regeneron Pharmaceuticals (REGN) : -9,82 % — chute après des résultats décevants pour un traitement expérimental contre le cancer de la peau.
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Mardi
Dow Jones : 49 363,88 (-0,65 %)
S&P 500 : 7 353,61 (-0,67 %)
Nasdaq : 25 870,71 (-0,84 %)
S&P/TSX : 33 741,24 (-0,27 %)
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Dollar canadien
Le dollar canadien est demeuré sous pression, dans un contexte où la hausse des taux américains et les craintes d’inflation ont continué de favoriser le dollar américain. Le pétrole est resté volatil, mais encore assez élevé pour garder les investisseurs prudents.
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Analyse macro
Les marchés ont poursuivi leur recul mardi, toujours sous pression des taux obligataires. Le taux américain à 30 ans a atteint son plus haut niveau depuis 2007, tandis que le taux à 10 ans a grimpé près de 4,69 %. Cette hausse des taux rend les valorisations plus difficiles à soutenir, surtout dans les titres de croissance et de technologie.
Le contexte géopolitique demeure également important. L’absence d’avancée claire dans le conflit au Moyen-Orient, combinée aux tensions autour du détroit d’Ormuz, continue d’alimenter les craintes d’inflation. Même si le pétrole a légèrement reculé, il reste à un niveau élevé.
Les investisseurs attendent maintenant les résultats de Nvidia, qui seront publiés mercredi. Comme le titre est devenu un baromètre majeur de l’enthousiasme autour de l’intelligence artificielle, ses résultats pourraient influencer la direction du marché pour le reste de la semaine.
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Les titres en bref
• Nvidia (NVDA) : -0,8 % — repli avant ses résultats trimestriels très attendus. Le marché veut voir si la demande liée à l’IA demeure assez forte pour soutenir les attentes élevées.
• Akamai Technologies (AKAM) : -6,3 % — baisse marquée après l’annonce d’un projet d’émission de 2,6 G$ US en billets convertibles.
• Home Depot (HD) : +0,87 % — le titre a terminé en hausse après des résultats meilleurs que prévu. La direction a toutefois reconnu que les ménages demeurent prudents dans un contexte de pression économique.
• Shake Shack (SHAK) : +7,38 %—forte progression après des achats d’actions par plusieurs dirigeants, dont le chef de la direction.
• Standard Chartered : -2,2 % — recul à Londres après l’annonce d’un plan de réduction de plus de 7 800 postes, alors que la banque accélère son virage vers l’intelligence artificielle et l’automatisation.
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L’inflation remonte au Canada
L’inflation canadienne a accéléré en avril, surtout à cause de la hausse du prix de l’essence liée aux tensions au Moyen-Orient. Le rapport reste important pour la Banque du Canada, mais il ne change pas encore complètement le portrait : l’inflation globale remonte, mais les pressions sous-jacentes semblent encore relativement contenues.
Les chiffres à retenir
• Inflation au Canada : 2,8 % en avril, contre 2,4 % en mars.
• Inflation au Québec : 3,0 %, comparativement à 2,9 % le mois précédent.
• Essence : +28,6 % sur un an, principalement en raison de la hausse du pétrole.
• Énergie : +19,2 % sur un an, après une hausse beaucoup plus modérée en mars.
• Inflation sans l’essence : 2,0 %, ce qui montre que la pression vient surtout du carburant.
• Alimentation : +3,5 %, en ralentissement par rapport à 4,0 % en mars.
• Vêtements et chaussures : +2,0 %, après un recul en mars.
• Voyages organisés : -11 %, ce qui a aidé à limiter la hausse globale des prix.
• Décision de la Banque du Canada : 10 juin, avec ce rapport comme donnée clé à analyser.
La hausse de l’inflation vient surtout de l’énergie, pas encore d’une accélération généralisée dans toute l’économie. C’est pourquoi la Banque du Canada devrait rester prudente avant de bouger ses taux.
Le vrai risque serait que la hausse du pétrole se propage davantage aux coûts de transport, à l’épicerie, aux billets d’avion et aux autres biens de consommation. Pour l’instant, le rapport montre une inflation plus élevée, mais encore relativement contrôlée.
Pour les marchés, ce type de donnée garde les investisseurs attentifs aux taux obligataires. Si l’inflation reste élevée plus longtemps, les taux pourraient demeurer sous pression, ce qui pèse surtout sur les titres de croissance. À l’inverse, si le choc énergétique reste temporaire, la Banque du Canada pourrait continuer d’adopter une approche patiente.
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Le coût de la dette américaine remonte au plus haut depuis 2007
Le coût d’emprunt du gouvernement américain est revenu à des niveaux qu’on n’avait pas vus depuis la crise financière de 2007. Cette remontée des taux obligataires inquiète les marchés, parce qu’elle augmente le coût du crédit pour les consommateurs, les entreprises et les gouvernements. Elle vient aussi ajouter de la pression sur les titres de croissance, particulièrement dans la technologie.
Les chiffres à retenir
• Taux américain à 30 ans : 5,18 %, son plus haut niveau depuis 2007.
• Taux américain à 10 ans : 4,67 % à 4,69 %, un sommet depuis le début de 2025.
• Taux à 30 ans avant les premières frappes en Iran : environ 4,61 %, ce qui montre l’ampleur de la remontée.
• Taux à 10 ans avant le conflit : 3,94 %, comparativement à près de 4,70 % cette semaine.
• Pétrole : autour de 110 $ US le baril, alimentant les craintes d’inflation persistante.
• Wall Street : en baisse mardi, sous la pression des taux et des inquiétudes liées à l’inflation.
• Marché obligataire mondial : sous tension, avec des rendements également en hausse en Europe et au Royaume-Uni.
La remontée des taux vient surtout des craintes d’inflation liées au pétrole et au conflit au Moyen-Orient. Plus l’énergie reste chère, plus les investisseurs craignent que l’inflation demeure élevée longtemps. Ils exigent donc un meilleur rendement pour prêter de l’argent à long terme.
Pour l’économie, des taux plus élevés rendent les hypothèques, les prêts automobiles, les cartes de crédit et le financement des entreprises plus coûteux. Cela peut freiner les dépenses des ménages et ralentir les projets d’investissement des entreprises.
Pour les marchés, c’est un facteur important à surveiller. Des taux plus élevés rendent les obligations plus attrayantes et réduisent l’attrait relatif des actions, surtout les titres de croissance et de technologie. C’est pourquoi les investisseurs gardent un œil très attentif sur le pétrole, l’inflation et les prochaines interventions de la Réserve fédérale.
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Mercredi
Dow Jones : 50 009,35 (+1,31 %)
S&P 500 : 7 432,97 (+1,08 %)
Nasdaq : 26 270,36 (+1,54 %)
S&P/TSX : 34 161,82 (+1,25 %)
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Dollar canadien
Le dollar canadien s’est légèrement raffermi, s’échangeant autour de 72,72 cents US, comparativement à 72,69 cents US mardi. Le recul du pétrole a limité l’élan du huard, mais la baisse du dollar américain et des taux obligataires a aidé la devise canadienne à tenir le coup.
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Analyse macro
Les marchés ont fortement rebondi mercredi, effaçant les pertes de lundi et mardi. Le mouvement a été alimenté par l’espoir d’un progrès dans les négociations entre les États-Unis et l’Iran. Les propos de Donald Trump, qui a indiqué que les discussions entraient dans leurs « dernières étapes », ont fait chuter le pétrole et calmer une partie des craintes d’inflation.
Le recul du pétrole a aussi permis une détente des taux obligataires. Le taux américain à 10 ans est revenu autour de 4,57 %, contre 4,67 % mardi, tandis que le 30 ans est passé d’environ 5,18 % à 5,11 %. Ce relâchement a redonné de l’air aux marchés, surtout aux titres de croissance et aux secteurs plus sensibles aux taux.
Le TSX a aussi profité de ce retour d’appétit pour le risque, terminant en hausse de plus de 420 points. Le pétrole WTI pour livraison en juillet a chuté de 5,89 $ US, à 98,26 $ US le baril, tandis que l’or a progressé de 24,10 $ US, à 4 535,30 $ US l’once.
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Les titres en bref
• Nvidia (NVDA) : +1,30 % — le titre a progressé avant la publication de ses résultats après la clôture. Le marché attendait une autre confirmation de la vigueur de la demande liée à l’intelligence artificielle.
• United Airlines (UAL) : +9,99 %—forte hausse alors que la baisse du pétrole a soutenu les titres liés au transport aérien.
• Delta Air Lines (DAL) : +9,39 % — le titre a aussi profité du recul marqué du brut, qui pourrait alléger la pression sur les coûts de carburant.
• Carnival (CCL) : +8,98 % — les croisiéristes ont rebondi avec les titres liés au voyage, soutenus par la baisse du pétrole et l’amélioration du ton de marché.
• Norwegian Cruise Line (NCLH) : +8,42 % — progression dans le même mouvement de reprise des titres liés au tourisme.
• Target (TGT) : -3,84 % — le titre a reculé malgré des résultats au-dessus des attentes et des prévisions revues à la hausse, signe que les investisseurs restent exigeants envers les détaillants.
• Hasbro (HAS) : -8,83 % — forte baisse malgré des résultats meilleurs que prévu, le marché demeurant prudent sur la qualité de la croissance future.
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Jeudi
Dow Jones : 50 285,66 (+0,55 %)
S&P 500 : 7 445,72 (+0,17 %)
Nasdaq : 26 293,10 (+0,09 %)
S&P/TSX : 34 409,49 (+0,73 %)
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Dollar canadien
Le dollar canadien a légèrement reculé, s’échangeant autour de 72,55 cents US, comparativement à 72,72 cents US mercredi. La baisse du pétrole a limité l’appui habituel pour le huard, même si le ton général des marchés est demeuré positif.
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Analyse macro
Les marchés ont terminé en hausse, dans une séance encore dominée par le pétrole, les taux obligataires et l’espoir d’un accord entre les États-Unis et l’Iran. Le Dow Jones a atteint un nouveau sommet de clôture, au-dessus des 50 000 points, tandis que le S&P 500 et le Nasdaq ont aussi terminé en territoire positif.
Le pétrole a reculé malgré une séance volatile. Le WTI a perdu près de 2 %, à 96,35 $ US le baril, tandis que le Brent a terminé à 102,58 $ US. Les investisseurs continuent de miser sur une possible avancée diplomatique au Moyen-Orient, ce qui a aidé à calmer les craintes d’inflation.
Les taux obligataires ont aussi bougé durant la séance. Après une remontée en début de journée, le taux américain à 10 ans a finalement terminé autour de 4,56 %, tandis que le 30 ans est revenu près de 5,09 %. Cette détente a soutenu les actions, même si les marchés demeurent sensibles au risque d’une inflation plus persistante si le pétrole reste près ou au-dessus de 100 $ US.
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Nvidia : bons résultats, mais attentes très élevées
Nvidia a encore une fois dépassé les attentes du marché, autant du côté des résultats que des prévisions. L’entreprise a aussi annoncé une hausse de son dividende trimestriel à 0,25 $ US par action, signe de la solidité de ses flux de trésorerie.
Malgré tout, le titre a reculé d’environ 1,8 %. Ce n’est pas parce que les résultats étaient faibles, mais plutôt parce que les attentes sont devenues extrêmement élevées. Avec Nvidia, les investisseurs ne veulent plus seulement un trimestre solide : ils veulent un dépassement majeur et une visibilité toujours plus forte sur la demande liée à l’intelligence artificielle.
Le titre demeure un baromètre central pour le thème de l’IA. Tant que les dépenses en infrastructures IA restent robustes, Nvidia conserve un rôle stratégique dans le marché. Mais après une forte progression du titre, la marge d’erreur est devenue beaucoup plus mince.
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Les titres en bref
• Nvidia (NVDA) : -1,8 % — le titre a reculé malgré des résultats supérieurs aux attentes et des prévisions solides. Le marché avait déjà intégré beaucoup d’optimisme autour de l’intelligence artificielle, ce qui explique la réaction négative malgré la qualité des chiffres.
• Walmart (WMT) : -7,3 % — le titre a chuté après la publication de ses résultats. Même si les revenus ont dépassé les attentes, les prévisions de bénéfices pour le prochain trimestre ont déçu. Le marché y a vu un signal de prudence sur la santé du consommateur américain et sur la pression persistante des coûts.
• Spotify (SPOT) : +13,1 % — forte hausse du titre après l’annonce d’une entente avec Universal Music autour de fonctionnalités liées à la musique générée par l’IA. Les investisseurs ont aussi bien accueilli les nouvelles cibles à long terme présentées par l’entreprise, incluant une croissance annuelle des revenus dans les moyens chiffres à deux chiffres et une marge brute visée entre 35 % et 40 %.
• Intuit (INTU) : -20,0 % — le titre a fortement reculé après ses résultats, les investisseurs ayant sanctionné des perspectives jugées plus prudentes. Les inquiétudes ont surtout porté sur certaines activités clés, notamment TurboTax et QuickBooks, dans un contexte où les attentes étaient élevées.
• e.l.f. Beauty (ELF) : +4,7 % — le titre a progressé après des résultats meilleurs que prévu. Les revenus trimestriels ont bondi de 35 %, à 449,3 M$ US, dépassant les attentes. Les prévisions de bénéfices pour l’exercice 2027 sont toutefois demeurées sous le consensus, ce qui limite l’enthousiasme.
• Costco (COST) : -2,2 % — le titre a sous-performé malgré la hausse générale du marché. Le recul s’inscrit dans un contexte de pression sur certains détaillants, alors que les investisseurs réévaluent les valorisations du secteur de la consommation après les résultats plus faibles de Walmart.
• Or — l’or a continué de progresser, gagnant 7,20 $ US à 4 542,50 $ US l’once. Cette hausse montre qu’une certaine prudence demeure dans le marché, malgré la progression des principaux indices boursiers.
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Vendredi — séance en cours
Dow Jones : +0,7 %
S&P 500 : +0,5 %
Nasdaq : +0,5 %
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Conclusion de la semaine
La semaine se termine sur une note positive pour les marchés. Après un début plus nerveux, marqué par la remontée des taux obligataires, la volatilité du pétrole et les tensions au Moyen-Orient, les indices ont réussi à reprendre de l’élan.
Le recul des rendements obligataires a redonné de l’air aux marchés, tandis que les résultats solides des entreprises, notamment dans la technologie, ont continué de soutenir le sentiment des investisseurs. Le Dow Jones évolue près de nouveaux sommets, le S&P 500 est en voie de signer une autre semaine de gains, et le Nasdaq demeure appuyé par l’enthousiasme entourant l’intelligence artificielle.
En résumé, malgré un environnement encore volatil, les marchés démontrent une bonne résilience. Tant que les taux se stabilisent et que le pétrole demeure sous contrôle, le contexte reste favorable pour les entreprises de qualité capables de livrer des résultats solides et une croissance durable.

